En 2010, nous avons encore droit à un type faisant le tour du monde à la voile sans escale et sans assistance sur un bateau de 6,5 mètres, un professeur au Collège de France déclinant la légion d’honneur arguant que tout le sépare du gouvernement actuel, et un mathématicien refusant un prix doté de un million de dollars sous prétexte qu’il n’est pas d’accord avec la communauté scientifique et que la contribution d’une autre personne à la résolution du problème n’est pas inférieure à la sienne.
Lueur d’espoir
juillet 26th, 2010Mise à jour de XQuartz
juillet 11th, 2010Un peu plus de trois mois après l’évolution majeure qu’avait été la sortie de la version 2.5, le serveur graphique XQuartz passe en 2.5.1. Cette nouvelle mouture, dont les changements sont listés ici, est disponible, comme la précédente, pour Leopard (10.5.8 minimum) et Snow Leopoard (à partir de la 10.6.3).
Opium et velléité
juin 22nd, 2010La récente attaque meurtrière de l’Etat d’Israël a suscité une nouvelle fois une vive réaction dans le monde musulman. Attardons-nous un moment sur le rapport entre ce peuple et le drame palestinien.
Lors de sa récente visite en France, Noam Chomsky a eu l’occasion de s’expliquer sur sa « relative » promptitude à dénoncer les crimes de son pays, les Etats-Unis, plutôt que celui des autres dictatures. Il a répondu qu’en tant que citoyen de celui-ci, il avait plus de poids pour influencer son comportement.
On peut estimer que l’OPEP possède un levier d’action sûr concernant la résolution du conflit Israëlo-Palestinien. L’efficacité de ce moyen a déjà fait ses preuves pendant la guerre de Kippour. Le succès de l’organisation semble venir de l’Arabie Saoudite qui accepte de baisser sa production lorsque les autres dépassent leurs quotas. En outre, ce même pays permet la réalisation d’un des cinq piliers de l’Islam (sans oublier l’oumra), et rappelons que cette religion reconnait le concept de oumma. Celui-ci offre le cadre idéal au principe énoncé au début de cette note.
De fil en aiguille, il est donc possible de définir une chaine d’influence potentielle entre les musulmans et la résolution du conflit.
Ce petit raisonnement permet de relier l’indignation, suscitée par le comportement de l’Etat d’Israël, à la volonté du musulman de changer les choses.
Cependant, nous soyons pas dupes car d’une part, les gouvernements des pays arabes tiennent là leur opium du peuple, et d’autre part, cela permet à tout musulman (autre que le palestinien opprimé) de jouer à un jeu sans mise personnelle.
Fin de mission
juin 9th, 2010C’est avec amertume que j’apprends l’arrêt de la mission Terre-Océan. Ma déception est d’autant plus grande que l’espoir était sincère.
En effet, j’ai voulu croire à cet état d’esprit, aventurier et humaniste (et écologiste), à contre courant de l’unique horizon, confort et bien-être, offert par nos sociétés dites modernes. Mais je dois l’avouer, mon besoin de croyance était trop grand, et je ne cesse de m’interroger sur les principes qui gouvernent une telle entreprise et sur les moyens qui permettent de la mettre en œuvre. Quand je m’attarde sur ses moyens, c’est-à-dire ses financements (du moins au départ), on y retrouve :
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BNP Paribas qui compte parmi les institutions qui investissent le plus dans les centrales à charbon et dans les agrocarburants en Asie du Sud-Est (« Bankers on Hot Coals » de Netwerk Vlaanderen).
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Veolia qui exploitera la future ligne de tramway reliant Jérusalem-Ouest (israélienne), via Jérusalem-Est (palestinienne), à deux colonies juives de Cisjordanie. Cette ligne est considérée comme contraire au droit international par le Conseil de sécurité des Nations unies comme par la Cour internationale de justice de La Haye.
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DCNS dont le but est de vendre des navires de guerre. Ils ne décident pas des conflits mais offrent les moyens de les faire.
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ClearChannel qui œuvre à une société consumériste.
Loin de moi de porter un jugement sur les activités de ses sociétés. Ma perplexité va vers les ressources qu’elles offrent afin de mettre en pratique des principes qui leurs sont étrangers dans leur quotidien. Je suis estomaqué devant cet écart entre les comportements et les idées, entre les faits et leurs discours, et pardonnez-moi de faire le lien un peu facile entre les promesses de financement et le sort de cette aventure.
La recherche d’une cohérence entre les principes et les actions serait-elle la grande aventure des temps modernes ?
Un nouveau M@ppemonde
mai 27th, 2010Le titre de ce billet est à comprendre dans deux acceptions. Il s’agit, en effet, du premier numéro de l’année du trimestriel consacré à « l’image géographique et aux formes du territoire ». Mais c’est aussi l’occasion pour la revue, qui n’avait pas évolué, du point de vue graphique, depuis sa mise en ligne en 2004, de s’offrir une nouvelle présentation. On apprécie notamment l’accès plus aisé aux différentes rubriques des numéros, ainsi que l’affichage des notes de bas de page.
Parmi les articles de cette livraison, il faut noter celui de Marie-Annick Lamy-Giner (de l’Université de la Réunion), qui fait le bilan des vingt années d’indépendance de la Namibie, et surtout celui de Jacky Fontanabona qui propose une passionnante lecture de la géographie et des cartes de L’île mystérieuse de Jules Verne, accompagnée de nombreuses images et d’extraits du livre.
Toute la Réunion dans Google Earth
mai 8th, 2010Depuis une mise à jour datant du 6 avril dernier (oui, gpl.is.free est un blog très réactif…), toute l’île de la Réunion est désormais couverte par des images haute résolution dans Google Earth. Les nouvelles données concernent notamment toute la région autour du Piton de la Fournaise, qui faisait partie des dernières zones de l’île à ne pas être couvertes. Les images pour la Réunion datent du 31 décembre 2007.
Par ailleurs, lors d’une mise à jour à la fin du mois de janvier, l’île Maurice a aussi bénéficié de nouvelles données affectant les trois-quarts de son territoire. Les images sont ici plus récentes : la majorité de l’île bénéficie maintenant de photos datant de 2009.
Sortie de XQuartz 2.5.0
mars 31st, 2010Une nouvelle version majeure de XQuartz vient de voir le jour. La liste des mises à jour incluses dans cette mouture du système de fenêtrage pour Mac OS X est longue… très longue. Il est nécessaire d’avoir Leopard (10.5.8) ou Snow Leopard (10.6.3, qui vient tout juste de sortir) pour la faire tourner.
Pour rappel, XQuartz constitue une sorte de version de développement du logiciel X11.app, qui permet de faire tourner des logiciels prévus pour X. La version incluse pour l’heure avec Snow Leopard est la 2.3.5.
Smultron est de retour
mars 13th, 2010Smultron est un excellent éditeur de texte pour Mac OS X (qui offre notamment la gestion des onglets et une barre latérale « à la iTunes »), dont le développement s’est arrêté en septembre 2009, faute de temps de la part de son auteur. Ce dernier avait laissé à disposition des utilisateurs deux versions pour Leopard et Snow Leopard.
MacBidouille signale qu’un utilisateur a « forké » (mais le terme est peut-être mal choisi) ce projet et relancé le développement de l’application, en y apportant des nouveautés (dont le support du 64 bits sous Snow Leopard).
C’est une bonne nouvelle que Smultron, qui demeure gratuit et libre (licence GNU/GPL), soit de nouveau actif, mais, comme le fait remarquer un commentaire de la nouvelle, cette nouvelle version ne correspond pas exactement à la définition du fork, dans la mesure où il suppose une nouvelle branche de développement, avec notamment un changement de nom à la clef.
Redux
mars 11th, 2010Mieux vaut tard que jamais. En cette fin d’hiver, gpl.is.free est de retour et signe, pour l’occasion, son… premier billet de l’année. Après une tentative de mise à jour de WordPress qui avait malencontreusement laissé le blog en rade, le site est de nouveau accessible, et s’offre pour l’occasion de nouveaux atours, en reprenant ce thème.
Cette interruption involontaire aura été l’occasion d’une (petite) réflexion sur la pertinence de la poursuite de cette très modeste entreprise, qui, il faut bien le reconnaître, tournait au ralenti depuis quelque temps (doux euphémisme). Cette réflexion était concomitante avec la lecture de cet article d’Écrans.fr, qui décrit une certaine désaffection de la pratique du blog au profit d’outils tels que Facebook ou Twitter. Même si cette analyse doit, à l’évidence, être nuancée (cf. par exemple, cette critique virulente), elle soulève tout de même la question de la motivation à tenir un carnet web.
gpl.is.free n’a, on peut aisément le constater, pas d’autre ambition que de rendre compte de manière très ponctuelle de l’actualité de tel ou tel logiciel, libre la plupart du temps, qui nous tient à cœur, d’un lien en matière de géographie ou d’histoire ou autre. Mais, pourrait-on objecter, quel en est l’intérêt dans la mesure où on peut trouver les références au même logiciel ou au même lien sur des milliers d’autres sites/blogs qui font cela bien mieux que nous ? Qu’apporte en plus un blog comme gpl.is.free quand, au final, quelques caractères tapés via Twitter feraient tout aussi bien l’affaire ?
Et pourtant, malgré les limites de l’exercice -plus criantes au vu du peu d’activité de ces derniers mois-, le désir de continuer ce blog demeure présent, et plus encore depuis la mise à jour, pour des raisons aussi irrationnelles que légères : le simple plaisir d’écrire même si on sait que ce ne sera que pour un nombre extrêmement limité de lecteurs (doux euphém… on se répète) ; l’étonnement et la curiosité quand, au détour de la carte des visiteurs de Clustrmaps, on s’aperçoit, que quelqu’un habitant à l’extrême nord de la Russie (si, si, regardez bien) est arrivé sur le blog par on ne sait quel cheminement sur Internet ; une certaine réticence -pour l’heure uniquement ?- devant le formatage imposé par la « pensée Twitter » (cf. ce billet)…
gpl.is.free renaît donc de ses cendres, avec, espérons-le, une activité un peu plus consistante (difficile de faire pire)… du moins jusqu’à la prochaine mise à jour maladroite de notre part.
Septième livraison de La GéoGraphie
décembre 20th, 2009Le numéro 7 du magazine La GéoGraphie est disponible en kiosque. Après la musique au numéro précédent, le trimestriel vous invite à une géographie de la gastronomie dans son dossier central. Voici le sommaire :
Le monde comme il va, par Sylvain Kahn
Dossier Gastronomie
La gastronomie française, un patrimoine vivant, par Jean-Robert Pitte
Boirons-nous du vin de glace brésilien ? Par Raphaël Schirmer
Paris en son terroir, par Jean-Claude Ribaut
Le caviar, perles noires d’Orient, par Françoise Ardillier-Carras
Penser global, manger local, entretien avec Stéphane Ligou, par Aurélien Granger
Des bulles à la conquête du monde, par Corinne Lefort
Dans les assiettes de Noël, par Pierre Riffard
Gastronomie au palais, par Gilles Fumey
Le plat à Nalot, festif et rituel, par Magali Mélandri, du musée du quai Branly
Port-folio : à la carte de l’IGN, par Bernard Bèzes et Brice Gruet
Regards de géographes
A la plage à contre-saison, par Emmanuel Jaurand
Grippe A : des cartes pour faire peur ? Par Christelle Comte
Les territoires du Père Noël, par Marc Lohez
Le monde vu de Tokyo, par Philippe Rekacewicz et Brice Gruet
Il y a 141 ans… à la société de géographie, par Gérard Joly
et les Nouvelles de La GéoGraphie